LA CUISINE D’OXANA CHEZ INIMA

Pauvres Fleurs

La cuisine d’Oxana pourrait s’apparenter aujourd’hui à un immense cri de liberté. Elle laisse libre cours à la passion créatrice qui l’anime, avec une cuisine intime aussi novatrice qu’émouvante. Chaque assiette est une partition culinaire à envisager comme une poésie lyrique, une longue confidence qui fait résonner chaque saveur au sein d’une pluralité de sensibilités.

Ce tableau, d’une nature harmonieuse, est poétiquement amené par quelques influences japonaises qui chantent le bonheur atemporel d’une idylle. Grande amoureuse des poivres et des baies, elle les utilise avec parcimonie pour parfaire ses associations audacieuses et révéler l’essence d’un plat. C’est le cas du nuage de lait matcha, concombre, avoine, et poivre Sichuan vert. Précise sur l’art de la cuisson, elle aime utiliser le binchotan (charbon japonais) pour des préparations minute, comme pour la truite, qui épouse pêches de vigne et épines vignette.
A ces influences s’ajoute une grande utilisation des fleurs.

Toujours justifiée, cette dernière est presque devenue militante : “un jour, un chef m’a fait une réflexion sur le fait que j’avais une cuisine de fille avec plein de fleurs partout. J’ai été énervée, alors, depuis, je l’assume de façon exacerbée”.

Consciente des enjeux de l’époque, Oxana a décidé de ne plus cuisiner que deux viandes, notamment le canard et surtout le pigeon des Landes, exalté par un crémeux de noix de cajou et de fleur de cerisier.
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